Victor Wembanyama gagne 12,77 millions de dollars pour la saison NBA 2024-2025 avec les San Antonio Spurs, soit environ 11,7 millions d’euros. Ce montant représente son salaire annuel en tant que joueur professionnel dans le cadre de son contrat rookie. À cela s’ajoutent ses revenus publicitaires, notamment son contrat Nike et d’autres partenariats, qui portent ses gains totaux à plus de 32 millions de dollars par an.
Pour mieux visualiser ses sources de revenus, voici un tableau récapitulatif :
| Source de revenus | Montant 2024-2025 |
|---|---|
| Salaire NBA (San Antonio Spurs) | 12,77 M$ (11,7 M€) |
| Contrats sponsors (Nike, Louis Vuitton, etc.) | ~20 M$ |
| Total annuel | ~32-33 M$ |
📋 L’essentiel à retenir
- Wembanyama occupe le 129e rang salarial NBA pour 2024-2025 en raison des limites du contrat rookie
- Son salaire a été multiplié par 50 fois depuis son passage de Boulogne-Levallois à la NBA
- Il pourrait devenir le premier joueur NBA milliardaire uniquement grâce à ses salaires de basket
- Le système supermax permet aux Spurs d’offrir 50 millions de dollars de plus qu’une autre franchise
- Ses revenus sponsors actuels dépassent son salaire NBA avec environ 20 millions par an
Quel est le salaire de Victor Wembanyama en 2024-2025 ?
Cette saison marque la deuxième année de Wembanyama en NBA. Son salaire mensuel s’élève donc à environ 1,06 million de dollars, soit près de 977 500 euros. Ce montant représente une augmentation de 600 000 dollars par rapport à sa saison rookie, où il touchait 12,16 millions de dollars. Cette progression de 5% est automatique et prévue dans son contrat rookie.
12,77 millions de dollars cette saison
Comparé à son salaire en France, l’écart est vertigineux. Lorsqu’il évoluait à Boulogne-Levallois en 2022-2023, Wembanyama gagnait environ 20 000 euros par mois. Son passage en NBA a donc multiplié ses revenus par 50. Cette explosion salariale s’explique par son statut de premier choix de la draft 2023, qui lui garantit le salaire maximum autorisé pour un rookie selon la grille NBA.
Pour la saison 2025-2026, son salaire passera à 13,38 millions de dollars, toujours selon la même progression automatique de 5%. Cette troisième année sera cependant soumise à une option d’équipe, que les Spurs devront lever pour activer ce montant.
Son classement NBA et aux Spurs
Malgré son statut de superstar montante, Wembanyama n’est que le 129e joueur le mieux payé de la NBA pour cette saison. Ce classement peut surprendre, mais il s’explique par les règles strictes encadrant les salaires des rookies. La NBA impose un plafond salarial aux jeunes joueurs, peu importe leur talent ou leur impact sur le terrain.
Au sein de sa propre équipe, Victor occupe la cinquième place du classement salarial. Voici la hiérarchie actuelle aux Spurs :
- Devin Vassell : 29,3 millions de dollars
- Keldon Johnson : 19 millions de dollars
- Harrison Barnes : 18 millions de dollars
- Zach Collins : 16,7 millions de dollars
- Victor Wembanyama : 12,77 millions de dollars
Si on compare avec les autres joueurs français en NBA, Rudy Gobert reste le mieux rémunéré avec 43,8 millions de dollars cette saison aux Minnesota Timberwolves. Mais cette situation devrait s’inverser dès 2027 avec la première prolongation de Wembanyama. À titre de référence, Stephen Curry sera le joueur le mieux payé de la ligue en 2025-2026 avec 59,6 millions de dollars.
Comment fonctionne son contrat rookie avec San Antonio ?
Le contrat qui lie Victor Wembanyama aux Spurs jusqu’en 2027 suit les règles du rookie scale, un système de grille salariale imposé par la NBA. Ce mécanisme encadre strictement la rémunération des jeunes joueurs durant leurs premières années professionnelles, sans possibilité de négociation libre.
55 millions de dollars sur 4 ans
La valeur totale du contrat rookie de Wembanyama atteint 55,1 millions de dollars, soit environ 47,2 millions d’euros. Ce montant se décompose ainsi sur quatre saisons :
| Saison | Salaire annuel | Statut |
|---|---|---|
| 2023-2024 | 12,16 M$ | Garantie (élu rookie de l’année) |
| 2024-2025 | 12,77 M$ | Garantie (saison actuelle) |
| 2025-2026 | 13,38 M$ | Option d’équipe |
| 2026-2027 | 16,87 M$ | Option d’équipe |
Les deux premières années sont automatiquement garanties. En revanche, les troisième et quatrième années constituent des options d’équipe : les Spurs doivent décider avant une date butoir s’ils activent ou non ces années supplémentaires. Dans le cas de Wembanyama, il ne fait aucun doute que San Antonio lèvera ces options, vu l’impact du joueur.
Le rookie scale expliqué
Le rookie scale est une grille prédéfinie par le CBA (Collective Bargaining Agreement), l’accord collectif entre la ligue et le syndicat des joueurs. Cette échelle fixe les salaires selon la position de draft, sans négociation possible. Un premier choix comme Wembanyama touche automatiquement le maximum autorisé pour un rookie, généralement 120% de l’échelle de base.
Cette limitation vise à maintenir un équilibre compétitif dans la ligue et éviter qu’un jeune joueur, même exceptionnel, ne capte une part disproportionnée du salary cap de son équipe dès le début de sa carrière. Le plafond salarial NBA s’élève à 140,588 millions de dollars pour 2024-2025 et passera à 154,647 millions en 2025-2026.
Pour illustrer l’évolution de cette échelle, voici quelques comparaisons avec d’autres premiers choix récents :
- Zaccharie Risacher (1er choix 2024, Atlanta Hawks) : 57 millions de dollars sur 4 ans
- Cooper Flagg (projection 1er choix 2025) : environ 62,73 millions de dollars sur 4 ans
L’augmentation régulière de ces montants reflète l’inflation du salary cap NBA, alimentée par les nouveaux contrats de droits TV qui injectent des sommes colossales dans la ligue chaque année.
Peut-il devenir le premier milliardaire NBA en salaires uniquement ?
Selon Bobby Marks, ancien manager général adjoint des Brooklyn Nets et actuel expert salarial pour ESPN, Victor Wembanyama possède une trajectoire unique qui pourrait en faire le premier joueur NBA à cumuler un milliard de dollars en salaires uniquement, sans compter les sponsors. Cette projection repose sur plusieurs facteurs convergents.
Le scénario complet s’articule en plusieurs étapes clés. D’abord, son contrat rookie actuel (2023-2027) lui rapportera 55 millions de dollars. Ensuite, sa première prolongation en 2027 pourrait atteindre 303 millions de dollars sur 5 ans s’il remporte un titre de MVP ou de défenseur de l’année. Puis, un contrat supermax en 2032 est estimé à environ 429 millions de dollars, représentant 35% du salary cap. À 31 ans, il aurait déjà cumulé environ 800 millions de dollars. Un dernier contrat après cet âge lui permettrait de franchir le milliard.
Plusieurs éléments jouent en sa faveur. D’abord, l’explosion des droits TV NBA : les nouveaux contrats signés par la ligue avec les diffuseurs font grimper le salary cap d’environ 10% par an. Ensuite, Wembanyama a été drafté à seulement 19 ans, ce qui lui permet d’enchaîner plusieurs contrats maximum avant même d’atteindre la trentaine. Enfin, le timing est idéal : des légendes comme LeBron James et Kevin Durant, malgré leurs carrières exceptionnelles, sont en quelque sorte nés trop tôt pour bénéficier de cette manne financière.
Le système supermax, créé en 2017, donne un avantage décisif aux Spurs. Cette règle permet à l’équipe qui a drafté un joueur de lui offrir jusqu’à 35% du salary cap, contre 30% maximum pour les autres franchises. Concrètement, cela représente environ 50 millions de dollars de différence sur un contrat de 5 ans. Cette incitation financière est conçue pour fidéliser les superstars à leur équipe d’origine.
Wembanyama a d’ailleurs exprimé son souhait de rester à San Antonio toute sa carrière. En juillet 2024, il déclarait : « C’est évidemment mon rêve de faire toute ma carrière dans une seule franchise ». S’il suit ce chemin, il pourrait imiter Tim Duncan, légende des Spurs qui est resté fidèle à la franchise de 1997 à 2016, remportant cinq titres NBA.
Pour contextualiser cette projection d’un milliard, voici où en sont les plus grandes fortunes NBA en termes de salaires cumulés. Kevin Durant détient désormais le record historique avec 598 millions de dollars après sa prolongation 2025. LeBron James a cumulé 581,3 millions de dollars sur 23 saisons, tandis que Stephen Curry en est à 470,1 millions. La comparaison avec Michael Jordan est parlante : il n’a gagné que 94 millions de dollars sur toute sa carrière. Le salaire d’une seule saison de Curry aujourd’hui (59,6 millions) représente 1,6 fois la carrière entière de MJ. Cela illustre l’évolution spectaculaire de l’économie NBA en deux décennies.
Combien rapportent ses sponsors ?
Au-delà de son salaire NBA, Victor Wembanyama génère des revenus substantiels grâce à ses partenariats commerciaux. Le plus important reste son contrat avec Nike, d’une valeur de 100 millions de dollars. Ce montant constitue un record absolu pour un rookie NBA, dépassant même les 90 millions de dollars que LeBron James avait signés en 2003 avec l’équipementier. Ce contrat a été signé avant même l’arrivée de Wembanyama en NBA, témoignant de l’anticipation marketing autour de son profil.
D’autres marques se sont positionnées sur le phénomène français. Louis Vuitton l’a notamment choisi comme ambassadeur lors des Jeux olympiques de Paris 2024, renforçant son image de symbole du sport français à l’international. Au total, ses revenus de sponsoring atteignent environ 20 millions de dollars par an toutes marques confondues.
Si on additionne ses gains NBA et publicitaires, Victor Wembanyama génère actuellement entre 32 et 33 millions de dollars par an. Le sponsoring représente donc paradoxalement plus que son salaire de joueur à ce stade de sa carrière. Cette proportion s’inversera progressivement avec ses futures prolongations de contrat.
L’impact économique sur les Spurs dépasse largement son salaire. Depuis l’arrivée de Wembanyama, la valorisation de la franchise est passée de 2 à 4 milliards de dollars en trois ans selon Forbes. Entre sa draft en juin 2023 et son premier match en octobre, la vente de produits dérivés a généré 1,2 million de dollars en seulement quatre mois. Le prix des places a augmenté de 67% lors de ses premières rencontres, et les stades adverses affichent complet quand les Spurs se déplacent.


