Pour négocier votre salaire, une phrase suffit pour ouvrir la porte : « Y a-t-il une marge de discussion sur la rémunération ? » Ensuite, appuyez-vous sur une fourchette chiffrée et un ou deux arguments concrets, jamais sur un chiffre lancé sans justification. Voici les formulations exactes, selon que vous êtes en entretien, face à une offre ou en poste.
💡 L’essentiel à retenir
Donnez une fourchette
Trois niveaux : idéal, acceptable, minimum.
Un ou deux arguments
Des résultats ou une compétence rare, pas plus.
Restez cordial
Un refus peut devenir une réévaluation future.
| Situation | Phrase clé | Objectif |
|---|---|---|
| Fin d’entretien | « Puis-je vous interroger sur la rémunération ? » | Ouvrir le sujet |
| Question sur le salaire souhaité | « Je vise entre X et Y euros bruts, compte tenu de… » | Annoncer une fourchette |
| Offre reçue | « Je suis enthousiaste, serait-il possible de monter à… ? » | Formuler une contre-offre |
| En poste | « Je souhaite échanger sur une revalorisation. » | Obtenir une augmentation |
Comment aborder le sujet du salaire et répondre aux prétentions salariales ?
Si le recruteur n’en parle pas, prenez l’initiative en fin d’entretien : ne repartez jamais sans avoir évoqué la rémunération. Préparez avant tout trois montants (idéal, acceptable, plancher sous lequel vous refusez) et un ou deux arguments.
Phrases pour ouvrir la discussion sur la rémunération
Demandez d’abord si le moment s’y prête : « Est-ce le bon moment pour parler du package, ou préférez-vous que nous y revenions plus tard ? » Si l’échange s’engage, vous pouvez enchaîner :
- « J’ai pris le temps de me renseigner sur les pratiques du marché. Existe-t-il une marge de discussion sur la rémunération ? »
- « Avant de vous confirmer ma réponse, pouvons-nous échanger sur le salaire et certains avantages ? »
Phrases pour annoncer ses prétentions salariales
Quand on vous demande le salaire souhaité, donnez une fourchette suivie d’un argument : « Je me situe entre 42 et 46 k€ bruts annuels, car j’ai piloté un portefeuille de 30 clients avec 15 % de croissance. » Un chiffre isolé ferme la discussion, une fourchette l’ouvre.
Pour un premier emploi, appuyez-vous sur ce que vous avez déjà prouvé : « Mon stage de six mois m’a permis de gérer seul la refonte d’un site, c’est pourquoi je vise le haut de la fourchette proposée. » Le premier salaire reste un point de départ, pas une fin en soi.
Comment négocier son salaire après une proposition, à l’oral ou par mail ?
Suivez quatre temps : remerciez avec enthousiasme, avancez votre argument, donnez un chiffre ou une fourchette, proposez d’en discuter. À l’oral, cela donne : « Je vous remercie pour cette offre, le poste me motive vraiment. Vu mon expérience en gestion de projet, je pensais à 45 k€. Pouvons-nous en parler ? »
Par écrit, gardez la même trame, en restant bref :
- Objet : Proposition pour le poste de chargé de projet
- Corps : « Bonjour Madame Martin, merci pour votre proposition, je suis ravi de rejoindre l’équipe. Compte tenu de mes cinq années d’expérience et de ma maîtrise de l’outil X, pourrions-nous envisager un salaire de 45 k€ bruts ? Je reste disponible pour en échanger. Cordialement. »
Si la marge sur le fixe est mince, élargissez au package global : participation, 13e mois, RTT, télétravail, budget formation. Un manque d’avantages (mutuelle faible, pas de tickets restaurant) justifie aussi de réclamer un fixe plus élevé en compensation.
Voir la posture et le ton à adopter
Vidéo : Comment négocier son salaire en entretien d'embauche : 7 erreurs (+ solutions) (Y.GAUTIER, Coach Emploi, oral de concours et +)
Comment demander une augmentation de salaire poliment ?
Choisissez l’entretien annuel ou demandez un rendez-vous dédié à votre manager. Construisez votre propos en trois temps : vos missions actuelles, vos résultats chiffrés, votre demande claire. Pas de détour, pas d’excuse.
Exemple : « Depuis un an, j’ai repris la gestion de trois comptes supplémentaires et réduit les délais de livraison de 20 %. Je souhaite échanger sur une revalorisation salariale de 8 %. »
La même logique vaut après un an dans l’entreprise ou lors d’un changement de poste interne : plus vos responsabilités ont grandi, plus la demande est légitime. Annoncez un montant, sinon votre interlocuteur choisira à votre place.
Que répondre face à un refus ou à une marge de négociation limitée ?
Un « non » aujourd’hui n’est pas toujours un « non » définitif. Votre ton calme et constructif compte autant que vos arguments.
Phrases pour transformer un refus en ouverture
Gardez la discussion vivante en demandant des conditions précises :
- « Pourrions-nous réévaluer ma rémunération dans six mois ? »
- « Quels objectifs me permettraient d’obtenir cette revalorisation ? »
- « Si le fixe est bloqué, une prime, du télétravail ou une formation sont-ils envisageables ? »
Pour un premier poste, vous pouvez aussi accepter le salaire de départ en obtenant un engagement de réévaluation à la fin de la période d’essai.
Phrases à éviter pour ne pas saboter la négociation
Certaines formulations ferment la porte. Remplacez-les ainsi :
- « Untel gagne plus que moi » devient « Mes résultats justifient un ajustement ».
- « J’ai un loyer à payer » devient « Mon périmètre a évolué ».
- « C’est ça ou je pars » devient « Comment pouvons-nous trouver un terrain d’entente ? »
- « Je veux 45 k€ » devient « Je vise entre 43 et 46 k€, voici pourquoi ».


